Moyen-Orient : l’Iran refuse toute concession, Israël prévoit trois semaines supplémentaires de combats

Le conflit au Moyen-Orient, qui oppose Israël et les États-Unis à l’Iran depuis le 28 février, entre dans sa seizième journée avec une intensité qui ne faiblit pas et des coûts financiers colossaux. Tandis que Téhéran affirme n’avoir aucune raison de négocier avec Washington, Israël prévient que ses opérations vont se poursuivre encore plusieurs semaines, et que la facture pour les forces américaines dépasse déjà le milliard de dollars quotidien.
Dimanche 15 mars, de puissantes explosions ont retenti à Manama, capitale du Bahreïn, alors que le Koweït a été frappé par des drones la veille au soir. Les Émirats arabes unis ont rappelé leur « droit de se défendre » contre les frappes iraniennes, tout en privilégiant « la retenue », rapporte BFM.
Dans ce contexte, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réaffirmé sa position dans une interview à CBS News. « Nous ne voyons aucune raison de négocier avec les États-Unis. Nous n’avons jamais demandé de cessez-le-feu, ni même de négociations », a-t-il martelé. « Nous sommes prêts à nous défendre aussi longtemps qu’il le faudra, jusqu’à ce que Trump soit convaincu que la guerre est illégitime et qu’il n’y a aucune victoire à en retirer », a-t-il ajouté, précisant la détermination de Téhéran à poursuivre le conflit.
Nous travaillons pour « atteindre nos objectifs »
Du côté israélien, l’armée reste sur le pied de guerre. Le porte-parole de Tsahal, Effie Defrin, a indiqué à CNN que la campagne militaire visait encore « au moins trois semaines supplémentaires » pour atteindre « des milliers de cibles ». « Nous sommes prêts, en coordination avec nos alliés américains, et nos plans s’étendent au moins jusqu’à la Pâque juive, dans environ trois semaines. Nous avons également des plans plus détaillés pour les trois semaines suivantes », a-t-il précisé. « Nous ne travaillons pas selon un chronomètre ou un calendrier, mais plutôt pour atteindre nos objectifs. »
Depuis le début des opérations américaines, la facture pour Washington s’alourdit chaque jour. Selon plusieurs sources, la guerre aurait déjà coûté plus de 11,3 milliards de dollars en moins de trois semaines, mobilisant des milliers de missiles, deux porte-avions et des centaines d’avions de chasse. « On estime que cette guerre coûterait plus d’un milliard de dollars par jour. Les États-Unis ne sont pas en économie de guerre et, à un moment donné, la question va se poser de savoir qui est capable de tenir le dernier quart d’heure de la guerre », souligne le général Nicolas Richoux, ancien commandant de la 7e brigade blindée, au micro de LCI.