Guerre au Moyen-Orient : des négociations entre le Liban et Israël s’ouvriront mardi à Washington

Au Liban, les habitants l’appellent d’ores et déjà le « mercredi noir ». Le 8 avril dernier, au lendemain de l’accord de trêve conclu in extremis entre l’Iran et les Etats-Unis, Israël a massivement bombardé le Liban. Plusieurs régions ont été visées, dont le sud et l’est du pays, ainsi que des quartiers résidentiels densément peuplés de Beyrouth, sa capitale, et sa banlieue-sud. L’armée israélienne a justifié ses frappes en disant avoir visé une centaine de membres présumés du Hezbollah. Dans un dernier bilan, publié vendredi 10 avril dans la soirée, le ministère de la Santé libanais fait état de 357 morts et plus de 2 000 blessés. Très vite, les réactions internationales condamnant cette agression envers le Liban se sont multipliées, à commencer par les Nations Unies mais aussi Emmanuel Macron, chef d’Etat français.
« Une première réunion »
Comme le rapportent plusieurs de nos confrères dont I24News, des négociations entre Israël et le Liban s’ouvriront mardi 14 avril, à Washington, sous l’égide des Etats-Unis. Cette rencontre fait suite à un échange tendu entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou au cours duquel le chef d’Etat américain a exhorté le Premier ministre israélien à réduire l’intensité de ses frappes sur le pays du cèdre. Dans un communiqué de la présidence libanaise, publié vendredi 10 avril dans la soirée et relayé par Ouest-France, « il a été convenu d’organiser une première réunion mardi au département d’État afin de discuter de l’instauration d’une trêve et de la date du début des négociations entre le Liban et Israël sous l’égide des États-Unis ».
La France exclue des négociations
Cette première rencontre s’annonce sous tensions, étant donné qu’Israël continue de marteler son objectif : éliminer tous les membres du Hezbollah, organisation alliée de l’Iran. Dans un communiqué, l’ambassadeur israélien Yechiel Leiter aux Etats-Unis a déclaré « refuser de discuter d’un cessez-le-feu avec l’organisation terroriste Hezbollah ». Israël a par ailleurs exercé son veto pour refuser la présence de la France à la table des négociations.