État d’Israël : une dérive sans limites

Depuis sa création, l’État hébreu pratique une politique coloniale jamais démentie qui revêt une tournure de plus en plus préoccupante au fur et à mesure que les années passent. Sa politique d’agression à l’encontre des États qui l’entourent aggrave la situation régionale et Israël apparaît aujourd’hui comme la principale puissance déstabilisatrice du Moyen-Orient, région dont on sait par ailleurs que les tensions et conflits qui s’y cristallisent ont des répercussions internationales. Ces derniers jours, de nombreuses voix se sont élevées contre la loi votée le 30 mars 2026 par le parlement israélien établissant et légalisant la peine de mort concernant les Palestiniens, de facto uniquement les Palestiniens, et la qualifient, à juste titre, de loi d’apartheid. L’indignation est légitime, mais elle ne doit pas pour autant oblitérer ce qui caractérise la politique de l’État hébreu depuis des décennies. Nous n’avons pas le loisir d’en présenter ici un état exhaustif, mais seulement d’en souligner quelques éléments pour décrypter les logiques à l’œuvre. Politique d’occupation. C’est probablement ce qui constitue la marque consubstantielle de l’État hébreu. Il suffit de consulter les cartes pour constater de visu son expansion territoriale continue depuis 1948. Cette dernière s’accompagne d’une politique de colonisation méthodique et quelques chiffres méritent d’être rappelés pour en comprendre l’ampleur : 10 000 colons en 1972, 280 000 en 1993, 750 000 en 2025. Parmi de multiples exemples récents, un appel d’offres pour la construction de 3401 logements était publié le 10 décembre 2025, dont la concrétisation coupera la Cisjordanie en deux parties rendant la perspective d’un État palestinien impossible. Au mois de février 2026, Israël modifiait les règles d’enregistrement des terres dans la zone C de la Cisjordanie – c’est-à-dire celle qui se trouve totalement sous le contrôle des forces d’occupation et représente 63 % du territoire cisjordanien. Parce que dans bien des cas il n’y […]